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Ma pratique a pour base fondamentale :

l'Approche Centrée sur la Personne (ACP)
selon Carl Rogers

citation Carl ROGERS coucher de soleil
Carl ROGERS
"Il existe un curieux paradoxe : quand je peux m'accepter tel que je suis alors je peux changer"
Carl ROGERS

CK

Carl ROGERS, psychologue américain, a œuvré dès les années 40 en s'appuyant tant sur sa rigueur de scientifique que sur sa sensibilité de clinicien. Il a ouvert avec d'autres collègues (Abraham Maslow, Rollo May, Victor Frankl, entre autres) une 3ème voie : le courant de psychologie humaniste, alors qu'il n'existait à cette époque que la psychanalyse et le behaviorisme.

Cette citation mise en exergue me parle beaucoup. C'est tout l'enjeu, à mon sens, d'une thérapie : s'accepter tels que nous sommes, s'accueillir pleinement, et ce entre autres, grâce à l'accueil inconditionnel du thérapeute, et ensuite, dès lors, le changement peut avoir lieu.

​L'ACP est bien davantage qu'une méthode ou une technique,
c'est une philosophie et une manière d'être.  

la lumière de la supervision lotus

CK

La supervision

que je propose repose sur

les fondements de l'ACP tels que décrits précédemment.

Je la conçois :

comme un espace de sécurité pour aborder les interrogations, réflexions et éventuelles difficultés concernant la relation thérapeutique du professionnel supervisé avec ses clients,

comme un lieu de soutien pour prendre soin de son être thérapeute,

comme une relation sur laquelle s'appuyer pour développer sa congruence,

comme une invitation pour le supervisé à se fier à sa boussole intérieure,

 

comme un terreau favorable pour faire croître sa créativité professionnelle et son propre style.

Voici quelques extraits de textes écrits par des "grands noms" de l'ACP
dont je m'inspire :

 

"La supervision centrée sur la personne. Une perspective relationnelle"

Prise de notes de l'intervention d'Elke LAMBERS lors d'un séminaire organisé par l'AFP ACP en octobre 2005.

Les objectifs de la supervision :

  • faciliter la capacité à rencontrer les clients en profondeur relationnelle.

  • faciliter la congruence du thérapeute dans sa relation avec le client.

Le modèle de supervision centrée sur la personne :

  • la supervision offre au thérapeute la possibilité de réfléchir sur son expérience en prenant conscience de ce qui s'y passe.

  • La supervision permet d'explorer et de développer les qualités relationnelles nécessaires pour le travail thérapeutique. La confiance, le respect, l'acceptation, l'empathie et la congruence sont les aspects essentiels de la relation de supervision.

  • La supervision est une relation de collaboration : superviseur et supervisé partagent la responsabilité de leur travail ensemble.

 

Le processus de supervision :

  • Encourager la réflexion et l'expression sur l'expérience.

  • Explorer les "obstacles" dans la relation avec les client..

  • Explorer la compréhension de la perspective du client.

  • Envisager de nouvelles formes de réponse.

  • Mettre au clair les visions et valeurs, ainsi que la compréhension théorique.

  • Examiner le "Self" du thérapeute.

  • Reconnaître le stress et le surmenage et en explorer les causes.

  • Identifier les besoins en matière de formation et de développement.

La supervision aide le thérapeute à rester en pleine forme :

  • Force : connaissance de soi, compétences, théorie, philosophie de travail.

  • Endurance : cohérence, capacité à "rester avec le client et son processus".

  • Souplesse : réceptivité, flexibilité, ouverture.

  • Energie : engagement, intérêt, créativité.

Elke Lambers, citée par Dave MEARNS "le projet de développement du thérapeute" dans ACP PR (Approche Centrée sur la Personne Pratique et Recherche : la revue francophone de l'ACP) n°2, décembre 2005

"Dans la supervision centrée sur la personne, la relation de supervision peut être envisagée conceptuellement comme un parallèle à la relation thérapeutique, c'est-à-dire qu'elle offre au thérapeute un contexte dans lequel il peut prendre conscience des processus se déroulant en lui-même dans sa relation avec le client et qu'elle lui permet de devenir plus congruent dans cette relation.

Il s'agit d'une vision de la supervision en termes de développement au sens strict : Le superviseur n'a pas d'autre souci ni d'autre programme que celui de faciliter la capacité du thérapeute à être ouvert à sa propre expérience pour lui permettre d'être présent et de s'engager pleinement dans la relation avec le client.

Le superviseur centré sur la personne accepte la supervisé comme une personne en processus et fait confiance en son potentiel de croissance. Le thérapeute centré sur la personne prêt à s'engager pleinement avec le client à un niveau existentiel peut évoluer à travers cette expérience et le superviseur est le témoin de ce changement."

 

Mary KILBORN dans "Le cadre théorique de ma pratique de supervision en counselling" dans ACP PR n°2, décembre 2005.

"Je suis superviseur centré sur la personne. Ce qui signifie que, dans ma manière d'être avec les personnes que je supervise, j'essaie de mettre en pratique une approche qui manifeste un profond respect pour la personne, une vision positive de la nature humaine et une croyance dans les ressources personnelles de la personne. Je cherche à offrir à mes supervisés les conditions essentielles d'empathie, de regard positif inconditionnel et de congruence. J'offre ces conditions aux termes du contrat de supervision passé avec eux en faisant la distinction entre supervision et thérapie. Alors que la thérapie centrée sur la personne considère qu'il est "nécessaire et suffisant" d'offrir ces conditions, la portée de la supervision est plus large : elle a pour objectif l'aide offerte au supervisé afin qu'il puisse assurer une pratique sûre et efficace.

Pour moi, la supervision repose sur la confiance. J'ai pour objectif de créer un climat dans lequel le supervisé se sente en sécurité pour explorer les zones de son travail qui lui créent des difficultés, ou simplement d'explorer de plus près son travail professionnel. p52-53

Jean-Marc RANDIN, "hommage et réflexions, dans ACP PR n°5, juin 2007

"Une supervision centrée sur la personne, ou plus exactement en approche centrée sur la personne, est à ma connaissance différente de toutes les autres formes, en ce sens qu'elle ne se préoccupera pas prioritairement de la situation abordée, mais bien de la personne abordant cette situation. Dans cette démarche, c'est sur la personne en face de lui que sera centré le superviseur, c'est cette personne qui sera l'objet de son attention et de son écoute, et non la situation présentée. Le superviseur centré sur la personne n'est pas un expert ès situations, il ne cherche pas à avoir de plus brillantes idées que le professionnel concerné qui est, lui, dans la situation –et qui en sait forcément plus ! C'est bien la personne, cet être unique, que le superviseur est en train d'écouter lui parler de lui dans cette situation, de sa manière d'y faire face, ou de ne pas y faire face, en d'autres termes de sa situation unique. Et c'est parce que c'est à cette réalité-là que le superviseur fait écho, par ses tentatives de bien la comprendre telle qu'elle est exactement, que le professionnel en arrive à mieux voir et comprendre ce qu'il se passe, et par là à retrouver son fil, ses moyens, ses limites aussi peut-être, mais qui en seront beaucoup moins dès lors qu'elles seront identifiées.

C'est ainsi qu'en approche centrée sur la personne, la supervision n'est pas une chose à part. Elle relève de la même écoute, de la même considération de la personne et de ses moyens, de la même manière d'aborder une situation relationnelle a priori déséquilibrée, avec d'un côté celui est censé ne pas savoir-avoir besoin d'aide- et de l'autre celui qui est considéré comme détenteur d'une plus grande expertise. Elle relève donc des mêmes caractéristiques fondamentales et du même fonctionnement que toute écoute "centrée sur la personne" dans le sens défini et présenté par Carl Rogers. Elle relève d'une démarche où c'est la personne concernée qui sait, mais qui est en difficulté et qui a besoin d'un autre être humain capable de la suivre sans se perdre dans cette difficulté, capable par là de l'accompagner à y voir plus claire. Certes, "le client qui sait" a besoin d'aide, mais d'une aide pour trouver ce qu'il sait et qu'il a égaré ou laissé quelque part." p19-20

(…)

"Un changement intérieur et extérieur.

La supervision professionnelle, à nouveau, peut servir d'illustration. Parce que l'on se centre sur la personne supervisée plutôt que sur la situation qu'elle évoque, elle verra la difficulté, le blocage qui émergera sera quelque chose lui appartenant. C'est à une limite personnelle, intérieure, que la personne se heurte. C'est cette limite qui la rend sans moyens adéquats pour faire face à la situation. Cela ne veut pas dire que la situation soit simple et ne pose pas problème, mais seulement que l'incapacité vécue, ressentie –et souvent objective- de faire face au problème de manière compétente relève d'une réalité qui appartient à la personne, et non à la situation. Lorsque, en supervision, une écoute centrée sur la personne fonctionne bien, c'est la personne supervisée qui, à un moment donné, "voit", "perçoit", réalise où se situe le blocage. C'est un moment d'accès plus grand à soi-même, de perception intérieure de soi. C'est aussi un moment de soulagement, de détente, qui se traduit physiquement par un relâchement des épaules et du haut du dos. De l'extérieur on dirait que la personne a "plongé en soi-même". Auparavant il y avait elle et un problème, une difficulté. Là il y a elle, éveillée, clairvoyante, et il n'y a plus de difficulté. Bien qu'objectivement rien n'ait changé, il y a changement, à tel point que souvent il n'y a plus besoin de trouver sur-le-champ ce qu'il conviendra de faire. Comment est-ce que la personne va aborder la situation n'est pas ce qui importe, il n'est pas indispensable de le savoir ni d'en discuter; ce qui advient, c'est qu'à un moment la personne est apte à aborder la situation. Cela ne sera peut-être pas parfait, mais elle a des moyens et elle le sait, alors qu'elle n'en voyait aucun, quelques minutes auparavant. Il n'est pas rare que quelqu'un dise : "c'est tellement évident maintenant, je me demande comment je n'arrivais pas à le voir avant de l'aborder ici". Cependant quelque chose s'est passé, qui fait qu'à travers l'écoute la personne s'est retrouvée elle-même; elle s'est comme reconnectée avec elle-même, à un niveau à la fois plus profond et plus vrai." p23

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